Quinze avril deux mille huit : cinq heures trente deux, mon portable vibre en dessous l'oreiller. Je tend le bras pour l'atteindre, c'est un message de toi. La lumière du téléphone m'éblouissait, je luttais pour déchiffrer ce qui était écrit. Tout doucement, j'ai compris que tu n'étais pas l'auteur de ce message ; mon c½ur s'est alors comprimé. Je l'ai lu et relu, peut-être avais-je mal compris, peut-être qu'à la troisième lecture les mots se seraient transformés (...) J'ai posé mon portable à son endroit initial, mes yeux se sont fermés ; ton image venait de paraitre, je me suis enroulée dans la couverture qui me bordait jusqu'à présent. En vain, j'ai voulu trouver le sommeil, peut-être qu'à mon réveil, tout serait que songe, mais c'était trop tard, le sable de ce fameux marchand de sable ne faisait plus effet. J'ai repris mon téléphone, menu message puis boite de réception, ton sms était toujours là. J'hésitais entre lui répondre ou l'appeler, je décidais finalement de l'appeler, je ne pouvais rester dans l'incompréhension. Tu me donnas le numéro de sa chambre que je composa juste après notre conversation. Mais seul la famille peut bien-sûr avoir des nouvelles [...] "Essayer demain" m'a t-on dit. "Si j'm'en sors pas, jure le moi que tu seras forte pour moi je ne supporterais pas de voir couler des larmes sur tes joues par ma faute." Une promesse que je ne t'ai jamais faite car tu es le plus fort n'est-ce pas, je te donne toute ma force, tu t'en sortiras, ça je te le promet !!! Je t'aime.
Préparer mon tombeau, creuser moi un trou, faite moi un n½ud, un saut sans parachute :
Attendant LES sentences, je ne garantie pas de tenir cette fois-ci !
Attendant LES sentences, je ne garantie pas de tenir cette fois-ci !
